About Us

La Galerie Coullaud & Koulinsky prend la suite du travail engagé depuis 4 ans par Audrey Koulinsky à Marseille et Paris. 

Les grands précurseurs contemporains n'ont pas encore obtenu, sur la scène internationale de l'art contemporain, toute la reconnaissance qu'ils méritent. Actuellement, des artistes venant d'autres horizons que les arts plastiques – en particulier de la danse – en sont les héritiers actifs. 
Sensibles à cette richesse transgenre et transgénérationnelle, nous souhaitons au sein de la galerie défendre et continuer les grandes expérimentations initiées dans les années 60/70/80.

INTERVIEW PAR LA REVUE PRUSSIAN BLUE - HIVER 2013

GALERIE COULLAUD & KOULINSKY
RETOUR AUX AVANT-GARDES

Votre galerie vient d'ouvrir ses portes, 12 rue de Picardie, dans le Marais. Quelle en est la ligne artistique ?

Cela peut paraître trivial, mais il faut commencer par souligner le fait : nous avons une ligne artistique ! C'est d'ailleurs elle qui est à l'origine de notre rencontre et du désir que nous avons eu de nous associer. Nous avons la conviction de défendre une famille d'artistes. Ceux des "avant-gardes" qui posent des questions d'une intelligence et d'une vivacité exceptionnelles. En accompagnant des acteurs de cette "époque" qui - comme Michel Audet Carlos Ginzburg et, plus jeunes, Ralf Marsault et Jérôme Borel - portent en eux et dans l'histoire de leur travail cette ouverture, cette mise en danger et, au f inal, ce goût de l'action artistique que notre époque semble avoir oublié. Et c'est ce "mouvement permanent" qui participe de notre envie de défendre, chose inédite en France et même en Europe, le travail de chorégraphes-plasticiens (Steven Cohen, La Ribot, Christian Rizzo) qui depuis la scène poursuivent cette même révolution, comme si la danse, dans sa grande ouverture de ces trente dernières années, avait pris le relais des avant-gardes.

Comment définiriez-vous cet esprit d'"avant-garde" ?

En rappelant quelques noms qui comptent à nos yeux : Fluxus, Arte Povera, les Nouveaux- Réalistes, les actionnistes viennois, Gina Pane, Bob Wilson, Pina Bausch, Joseph Beuys, Robert Rauschenberg, Leigh Bowery.

De quelle manière les artistes que vous allez présenter en 2013 se rattachent-ils à cette avant-garde?

Cécile Babiole, que nous exposons en février et mars, n'hésite pas à se réclamer des "nouveaux nouveaux-réalistes", et notamment de I'univers, physique et sonore, de Jean Tinguely. Les artistes indiens que nous allons présenter après Art Paris, en mars et avril, à I'image de la sculpture monumentale de Siddartha Karawal, s'ancrent au plus profond de la tradition esthétique de leur pays, tout en générant un art affranchi de iout exotisme mais aux avant-postes d'une culture en pleine mutation. La notion de culture et sa mise en jeu sont centrales chez Jérôme Borel, à qui nous allons consacrer une exposition personnelle en juin et juillet, ce qui nous permettra de (re)montrer que "la peinture peut toujours tout", selon ses propre mots - en particulier se saisir des figures modernes en révélant leur puissance mythologique. Cette mise en perspective du quotidien et du rapport au spectateur, cette volonté de se placer aux confins des disciplines, ce côté avant-gardiste, constituent le credo de la chorégraphe d'origine espagnole La Ribot, qui va investir tout l'espace de la galerie avec une æuvre exceptionnelle, Walk the Chair, simple et déroutante. Enfin, Ralf Marsault va clôturer cette année avec une exposition rétrospective de son travail : des photographies tirées de Fin de sièc/e, mais aussi certains de ses "objets-sculptures" qui contribuent à le situer dans les marges de notre société et de I'art et sont le signe de la liberté propre aux "avant-gardes".